jeudi 16 avril 2009

Chronique : 27 balais de péloches !



Samedi vers 2h30 du matin, un ami cher m’a fait cette remarque judicieuse : « Il est pas mal ton blog, mais bon y’a plus aucune cohérence entre tes articles et le thème du blog… C’est con… ». Ce à quoi j’ai dû répondre un « Nouuaaaaiii nouai, mais bon les chroniques c’est long à écrire et Oooooouais remet la même ‘teille de GET mainant !»…

Bref un échange fort cordial qui m’a poussé ce matin à ressortir la chronique du placard pour la taper version Cinéma Paradisio, histoire de parler du Tchi tchaa en quelques titres que je n’ai pu contourner !




Au commencement il n’y eu même pas le magnétoscope, donc oublié la découverte du cinéma sur les cassettes des parents couvertes de poussière et dissimulant des chefs d’œuvre du 7ème art… Ce fut le cas mais bien plus tard.

Au commencement donc, il y eu la télé et les livres-disques. Livres-disques, quoi le concept vous échappe ? Mais si, j’ai encore des images de moi me baladant avec mon pickup Lansay orange sous le bras tenant dans mes petites mains des livrets illustrés et écoutant en boucle « Robin des bois », « Taram et le chaudron magique », le « Livre de la jungle » et bien d’autres grands classiques Disney…



Bref si bien que je connaissais déjà les films par cœur sans les avoir vus. J’imagine qu’il y a eu deux ou trois films au cinéma. La découverte des écrans immenses, de la pénombre, de l’immersion totale, l’odeur du pop corn, les sursauts, les larmes, les rires, les bras agrippés, les spectateurs trop grand juste devant toi, bref les salles obscures quoi !!

J’aurai aimé dire que je suis entré dans le cinéma non pas parce que je connaissais l’ouvreuse mais par le cinéma d’auteur français et les films loués par les « Cahiers » mais non malheureusement les premiers souvenirs sont de gros Block Busters US. Ah Les vacances, les lundi fériés avec les 3 films pour enfants d’affilé à la télé, le rêve quoi ! Les « Maman j’ai raté l’avion », la bande son met encore les poils aujourd’hui, les « Chéris j’ai rétrécie les gosses », « Retour vers le futur », « Indiana Jones » dont le trois au cinéma, une première claque...




Avec ma sœur est apparu le magnétoscope… Des heures et des heures de lecture enregistrées… Des K7 sacrifiées sur l’autel de la rediffusion maladive, Aladin, l‘original et très inquiétant « Magicien d’OZ », L’aile ou la cuisse ou encore Le mur de l’Atlantique. La découverte de de Funès… Le visionnage de centaines d’heures de mimiques, grimaces et d’effets millimétrés… Des dizaines de films vus des dizaines de fois ! Et paradoxalement pas l’impression d’avoir perdu de temps. Jusqu’à 10 ou 12 ans, le cinéma a rimé avec pouêt-pouêt et blagounette. Gérard Oury, Francis Weber, et toute la clique ! Puis à 12 ans on grandit ! On a en marre, on veut se faire peur, on s’est fait chauffer par les X-files d’M6 et on se découvre une passion pour la SF. Je vais arrêter d’employer le pronom « On ». Dans le désordre, je suis tombé sur les Gremlins, Jurassic Park et Last Action Heroe

Puis on devient grand, on va au cinéma entre amis et comme internet n’existe pas encore on y va souvent. Le cinéma ne coûte pas encore trop cher notamment grâce à une marque de coupe faim chocolaté. Pour ne pas la citer feu « Raider » a eu la brillante idée de distribuer des sortes de morpions à gratter, tous gagnants et à l’aide d’un microscope et de notre esprits de déduction de collégiens affûtés nous nous sommes rapidement retrouvé avec des dizaines de places gratos, de quoi entrer au cinéma comme dans un moulin cette année la. Ce qui tombait plutôt pas mal quand on regarde la programmation : Pulp Fiction, Forrest Gump, Léon, la Reine Margot, LA CITE DE LA PEUR, Philadelphia, la Liste de Schindler, Speed, The Mask ou encore Un Indien dans la ville...




Et forcement à force de bouffer littéralement du cinéma on finit par être curieux on va plus loin, on se renseigne, on lit, on s’abonne à Première pour la première fois, on feuillette Studio, on prend des leçons de cinéma dans les cahiers, on s’enflamme quand son film préféré remporte la Palme à Canne. On découvre Emir Kusturica et on se sent plus grand puis on retombe sur John McClane dans Die hard 3 et on a à nouveau 8 ans ! On a vu nos parents se tenir la main en regardant Le Facteur dont on se souvient de la musique, on a crié « Keiser Söze » en sortant de la séance d’Usual Suspect, Caro et Jeunet nous conduisait sur une île mystérieuse et du même coup expliquaient à tout le monde qu’il ne fallait pas forcement être américain de faire des films de SF.

C’est en 1996 que j’ai pris ma deuxième vraie claque en 5 films, Se7en, L'armée des 12 singes, Trainspotting, Doberman et Casino. Que du violent, que du scénaristiquement très lourd. Il y a eu un truc spécial cette année.



J’avais 15 ans et tous les films dignes d’intérêts étaient siglés moins de 16. L’interdit associé à ce flot d’images nouvelles et brutales ont sans doute forgé une certaine image de ce que le cinéma pouvait faire de plus fort. Evidemment j’ai été fasciné par la finesse des Cohen avec Fargo et j’ai pleuré comme une merde devant le plus beau film de Benigni qui rend vraiment la vie plus belle que dans plus belle la vie. La renaissance du cinéma britannique avec les Virtuoses qui annonçait sans le vouloir le retour du film de bande UK. (cf. Guy Ritchie). Pendant plusieurs année le festival de Cannes s’est amusé à récompenser systématiquement le cinéma asiatique, à raison sans doute, qui proposait de longues contemplations extatiques de la luxuriante nature.

Comment ne pas parler du dernier bon film de Besson, après Léon et bon d’accord je m’évertuais à ne pas le citer mais bon et Le Grand Bleu il a pondu, le Cinquième Élément, de Gladiator qui nous a tous donné envie de passer la main dans les blés, l’heure de gloire d’Almodovar et les belles surprises du Dogme de Lars von Trier qui donnèrent de mauvaises idées à plein de réal en mal d’inspiration, sacret Jean Marc barre va ! Plonge, Jean-Marc, plonge Jean-Marc !

Voilà comme dans les grands fresques cinématographiques, je ferai une pause avant de vous sortir la Chroniques II de 2000 à aujourd’hui, nettement moins excitante, quoi que !

4 commentaires:

Célialalalèèèreuuhhh a dit…

j'adore ton billet, j'aurais pu l'écrire c'est assez flippant O_O

bon et sinon Mésaventures ça en est où là mister Lasserre?

Anonyme a dit…

trop bon ! ca c'est du blog ! Mais quelle chances tu as eu d'avoir des livres audio ! ... moi je n'avais que la K7 audio des aristochats!
Merci pour ce flash-back très agréable!
le bisou
loulou

fille facile a dit…

moi aussi, les années 90 ont été fastes cinématographiquement parlant, mais il faut dire pourquoi : j'y allais pour pécho.
Tout simplement.
Et crois moi, la liste de Schindler, ça m'a pas fait pleurer bizarrement ;-)

Ed a dit…

Incroyable je vais pouvoir répondre comme les bloggueur qui ont des commentaires !
@Célia : Bah oui j'ai l'impression qu'on a un peu tous grandi avec les même films !
Et si ! Une ou deux vielles mésavantures sont dans les tuyaux mais faudrait que je prenne le temps (enfin qu'on m'en donne un peu) pour les finir proprement !
@Loulou : j'ai failli te dédicacer le post !
@FF : Vilaine, t'as pêcho sur La liste de Schindler ! Et le devoir de memoire bordel !