Constat de parisien blasé
Avant de m’installer à paris, je n’ai du passer
qu’une semaine cumulée « à la capitale ». Le minimum des visites syndicales très jeune, un salon de l’auto
ado, quelques jours à retaper l’
appart d’une ex, sans doute deux ou trois autres
allers-retours puis plus rien. Je n’avais alors
qu’une vision parcellaire de l’étendue culturelle de la ville des lumières et des possibilités sans fin
qu’elle offre à ses habitants. Chaque week-end est l’occasion de découvrir de nouveaux artistes, des lieux insolites, de rétrospectives en concerts, des pièces aux films, des musées, enfin ça, c’est ce que pensent les gens qui n’y vivent pas. Mes Amis et mes proches doivent recevoir le
Pariscope avant moi, je pense. Et chaque dimanche quand par hasard je suis au téléphone avec eux, je suis quasiment désolé d’avoir passé mon
week end à faire mes courses, ma lessive, mon ménage, une grasse mat’, mon boulot, d’avoir simplement pris le temps de voir des amis, boire quelques litres de
Perrier et malheureusement rien qui ne paraissait dans l’agenda culturel hebdomadaire.
Aujourd’hui je suis fasciné par les emplois du temps des amis et proches qui me rendent visite à Paris. De 10h du matin à 23h, tout ou presque est
booké même les cafés, de véritables agendas de touristes japonais. Et le plus drôle est
qu’ils s’étonnent d’être épuisé en se couchant le soir, on le serait à moins. L’occasion pour moi de vous faire le bilan d’un week-end
chargé.
Samedi matin.
Picasso et ses maîtres au Grand Palais,
expo incontournable que l’on soit un aficionados de
Pablo ou non. Je n’ai jamais vu autant de tableaux de maîtres ainsi réunis. D’
Ingres à Van
Gogh en passant par l’
Espagne et
Velazquez,
Goya,
Zurbaran puis encore la période espagnole peu connue de
Manet et même
Renoir,
Rembrandt et Poussin. L’exposition nous dévoile la source du talent de
Picasso. L’envie nous passe très vite de jouer au jeu des 7 différences tant le talent chromatique et la vision unique de
Picasso surclasse ou transporte le modèle dans son univers. A voir pour le travail de
Picasso mais surtout pour s’approcher physiquement de pends entiers de l’histoire de l’art. Il sera certainement intéressant de voir la suite, Le
Maître Picasso, dans lequel
Basquiat et
Warhol auront une bonne place.
Photo : le point.frSamedi 18 h.
Laurette-Théâtre 75010. Histoires D’amours. Pièce. Durée 1h.
Sébastien Tonnet,
Olivia Demorge.
À première vue je vous dirai au secours fuyons ! Et dans un certain sens ce spectacle ne s’adresse pas à tout le monde, ami de la
blagounette et du vaudeville, passez votre chemin.
Histoires d’amours est une suite d’extraits de poèmes d’amour écrits par les plus grands auteurs que l’hexagone ait porté. Cet assemblage exigeant constitue au fil du spectacle la trame d’une histoire d’amour relativement classique et sans surprise, de l’amoureux transit, aux
retrouvailles en passant par le très fameux fuis moi je te suis ou encore la simulation d’orgasme digne de celle de
Meg Ryann, tout y passe sous la plume des auteurs qui torturent régulièrement les candidats au bac français.
Les scènes s’enchaînent en chanson, les comédiens n’hésitent pas à pousser la chansonnette en s’accompagnant à la guitare. Le travail est certes difficile, les tirades d’un bon niveau, le rythme est là, cependant les comédiens semblent contraindre leur jeu dans l’exercice et on aimerait finalement les voir évoluer dans un registre plus contemporain et moins premier degré.

Samedi 22h
Vous saviez qu'en décembre toute la France dîne à Paris le samedi soir et
qu’il est impossible de réserver le soir même si ce n’est à partir de 23h30.
Dimanche 10h
Petit
déj’ à l’hôtel du
Louvre 12€ un café, un jus de fruits pressés et deux minis
viennoiseries. Pour le cadre.

Dimanche 11h
Belles Montres – Carrousel du
Louvres - Salon International de
l'Horlogerie de Prestige.
Ah c’est sur il fallait aimer la tocante, le bel objet, la grosse mécanique. Si les mots tourbillons, complications, doubles barillets, mesures astronomiques, cycles marins,
chronographe quantien, ne vous excitent pas, ce rendez-vous n’était clairement pas pour vous. Pour les autres, l’évènement ne manquait pas de charme puisque nous pouvions caresser du regard et du bout des gants les modèles les plus excitants de l’horlogerie
Franco-Italo-Helvétique.
Blancpain,
Boucheron,
Bulgari, Cabestan, Cartier,
Chanel,
Chaumet,
Cyclos, Daniel
Roth, Hublot,
Montblanc, Panerai,
Perrelet,
Piaget, Richard Mille,
Ulysse-Nardin,
Urwerk,
Vacheron Constantin, Van
Cleef &
Arpels, ils étaient tous, ou presque présent, l’occasion pour moi, de voir
ce que donne une Richard Mille
Dubaï Edition estimé à 95 000€ sur mon poignet. Bah ça passe très bien.
